Le Prix Antonin Carême 2014 est décerné à Béatrice Cointreau

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Le Prix littéraire de la gastronomie Antonin Carême 2014 a été attribué ce mercredi 19 novembre à Béatrice Cointreau pour son ouvrage
« C’est si bon… Paris la Nuit » (BY BC – Cinq Sens)

Depuis sa création il y a 14 ans, le prix littéraire de la gastronomie Antonin-Carême récompense les meilleurs ouvrages littéraires autour de la gastronomie.

Ce prix porte une attention particulière à la qualité rédactionnelle des livres, afin de promouvoir, dans l’édition française, l’écriture culinaire en tant que littérature à part entière. 

Pour cette 14ème édition, le Prix a été attribué à l’ouvrage « C’est si bon… Paris la Nuit » de Béatrice Cointreau. Dans ce livre de nouvelles, l’auteur nous entraîne dans les délices de Paris la nuit, des places aux brasseries emblématiques, des hôtels aux rues animées de la Capitale.

Le Prix a été remis par le président Philippe Renard, Chef des Cuisines de l’Hôtel Lutetia, Jean Miot, Président du Jury et Christian Millet, Président des cuisiniers de France, en présence de Monsieur Gérard Larcher, Président du Sénat et des membres du jury, dans les salons Boffrand de la présidence du Sénat (Paris 6ème).

A propos de l’auteur

BÉATRICE COINTREAU est issue d’une longue lignée de vignerons et de distillateurs. Titulaire d’une maîtrise en droit, d’un diplôme en marketing, et d’un MBA de Cornell University (Johnson Graduate School of Management), elle complète sa formation à l’Institut d’Oenologie de Bordeaux et à l’école de Parfumerie européenne ISIPCA. Arrière-petite-fille du fondateur de la maison Cointreau, petite-fille du fondateur de Rémy Martin, Beatrice est fière de défendre et transmettre les valeurs d’entrepreneuriales et de créativité tout au long de son parcours personnel. Membre de l’Académie du vin de France, formée à l’université d’œnologie de Bordeaux, elle a dirigé avec succès une maison de Cognac et une maison de Champagne pendant près de 25 années. Elle est l’auteur de « Sens & Quintessence » (Cherche Midi, 2009) de « Le paradoxe du vin Bio » (Féret, 2014). Béatrice Cointreau, chef d’entreprise international vit désormais entre la France et la Californie, où elle est propriétaire du domaine viticole Malibu Belleview Estate, à Malibu.

A propos du Prix Antonin Carême

Le Prix Antonin Carême a été créé en 2001 par Pierre-Christian Taittinger, ancien ministre, sénateur de Paris et maire du XVIe arrondissement de Paris, Monique Cara, journaliste, productrice d’émissions pour la télévision et écrivain et Philippe Renard, Chef des cuisines de l’hôtel Lutetia Paris. Chaque année au mois de novembre, le prix est décerné au meilleur ouvrage selon des critères basés à la fois sur le contenu et sur la mise en valeur des mets. Les membres du Jury, critiques littéraires et gastronomiques, journalistes, personnalités du monde des arts et de la politique, ont à cœur d’encourager la publication d’ouvrages de qualité qui contribuent à promouvoir la gastronomie française et européenne. Au décès de Pierre Christian Taittinger en 2009, Philippe Renard prend la succession à la présidence du Prix. En hommage à l’homme, un Prix spécial « Pierre Christian Taittinger » est depuis décerné au plus bel ouvrage, apprécié pour la qualité de ses photos et la mise en valeur des plats.

Si vous n’avez pas encore lu mon livre ;  » Le paradoxe des vins BIO » (Feret Edition) lisez l’article si après.

Objet : source : Wine Spectator

Si vous deviez choisir entre deux vins à 92 points de mêmes variété, appellation et prix, mais que l’un était issu de pratiques de viticulture durable et que l’autre ne l’était pas, opteriez-vous pour le vin durable ? Et s’il coûtait 5 $ de plus ?

Les résultats des recherches sur la volonté des consommateurs à payer plus pour des vins éco-labellisés sont mitigés, et pourtant le nombre de chais adoptant des pratiques durables continue d’augmenter. Mais une nouvelle étude menée par une équipe de chercheurs en Italie, en Espagne et en Californie affirme que les propriétaires de chais pensent que la durabilité se justifie à long terme sur le plan économique.

Cette étude, effectuée par des chercheurs de l’Universitat de Barcelona en Espagne, de la Sonoma State University en Californie, ainsi que de l’Università San Raffaele et de l’Università degli Studi di Macerata en Italie, a été présentée cet été en Allemagne lors de la Conférence de l’Academy of Wine Business Research.

Les auteurs notent qu’un nombre croissant de chais sont en train d’adopter des techniques durables, biologiques ou biodynamiques dans leurs vignes. Plus de 1 800 vignobles et chais ont participé à l’évaluation relative à la Viticulture durable de Californie, première étape pour obtenir la certification. Les Viticulteurs du Comté de Sonoma ont lancé une initiative pour que chaque chai de Sonoma soit certifié durable d’ici 2019. De multiples programmes existent dans d’autres grandes nations vinicoles.

La durabilité se définit généralement comme l’utilisation de pratiques commerciales qui sont respectueuses de l’environnement, socialement équitables car traitant les employés et la communauté de façon juste, et économiquement viables sur le long terme. Pour le secteur du vin, cela signifie que les propriétaires de vignobles durables tentent de créer un sol sain en utilisant du compost et des cultures de couverture et en réduisant l’usage des pesticides. Ils essaient également d’éviter le gaspillage d’eau et d’énergie à la fois dans les vignes et dans les caves. Ce qui est demandé varie en fonction du programme de certification.

On ne peut pas dire clairement si les consommateurs sont intéressés par l’achat de vins labellisés comme durables – ou biologiques ou biodynamiques. Une étude de 2012 de l’Institut de l’environnement et du développement durable de l’université UCLA a montré qu’un label d’éco-certification avait un effet mitigé sur les consommateurs. « Nous avons constaté que les personnes interrogées préféraient les vins éco-labellisés plutôt qu’un équivalent par ailleurs identique quand le prix était bas et que le vin provenait d’une région de basse qualité », ont écrit les auteurs. « Cependant, ces préférences s’inversaient si le vin était cher et provenait d’une région de haute qualité. »

Pour la nouvelle étude, l’équipe internationale de chercheurs a demandé à 260 propriétaires de chais en Italie, en Espagne et en Californie s’ils avaient adopté une approche durable, s’ils avaient continué à suivre de telles pratiques et s’ils constataient des avantages commerciaux. Ils ne leur ont pas demandé s’ils étaient certifiés.

Les résultats révèlent qu’un pourcentage comparable de chais dans les trois pays ont constaté un avantage commercial clair à mettre en place des stratégies durables. Seulement 6 pour cent ont indiqué avoir essayé de mettre en œuvre des pratiques durables puis avoir abandonné la tentative.

Les avantages notés par les chais variaient selon les pays. Par exemple, nombre des chais espagnols pensaient que cela les avantageait de souligner leurs efforts durables auprès des consommateurs et que cela améliorait leurs relations avec les distributeurs. Être vert ou durable les mettait en valeur.

En Italie et en Californie, d’autre part, les propriétaires de chais ont constaté que l’adoption de stratégies durables leur permettait en fait de se concentrer sur la réduction des coûts. Ils ont déclaré que cela réduisait le gaspillage et améliorait l’efficacité de l’exploitation. Les auteurs ont fait la remarque lors de la conférence que beaucoup de chais interrogés pensaient aussi que leur vin avait meilleur goût, ce qui était une raison suffisante pour eux.

Tous les chais interrogés étaient de petites ou moyennes entreprises, et beaucoup étaient des entreprises familiales, une situation liée à une autre raison communément donnée par les propriétaires de chais pour leur passage au durable : Ils croient à la préservation de l’environnement – et de leur entreprise – pour les générations futures.

Miguel Torres d’Espagne a expliqué qu’il avait commencé à se concentrer sur le développement durable en raison de la menace du changement climatique.

« Nous l’avons fait car nous vivons dans le vignoble et nous voulons que notre environnement soit sain pour notre famille », a déclaré Peter Work, copropriétaire des Caves Ampelos à Santa Rita Hills en Californie. Ampelos est le premier vignoble aux États-Unis à avoir obtenu la triple certification pour ses pratiques durables, biologiques et biodynamiques. « Bien que cela coûte plus cher de cultiver les vignes de cette façon, nous y gagnons une qualité supérieure de raisins. »

Fintan du Fresne, viticulteur aux Vignobles Chamisal à Edna Valley en Californie, approuve. « À ce stade, l’avantage de la certification durable n’est pas encore de vendre plus de vin », a-t-il mentionné. « Il s’agit de porter un regard critique sur les impacts environnementaux, sociaux et économiques du chai. Philosophiquement, c’est la bonne décision à prendre. »

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